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Prix littéraires 2007

Prix Nobel de Littérature

Doris Lessing

Un enfant de l'amour

Flammarion

Prix Fémina
« Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baisser de cinéma. Mon père donnait peu de détails sur son métier. Il remplissait de minces carnets d’une écriture rapide, sans former aucune lettre, jetant à la diable quelques notes qui lui servaient sur d’autres tournages. Sa vie, c’était la lumière. Il ne pensait qu’à elle, et la nuit, il en rêvait. Il lui arrivait de se lever le matin et de dire avant toute chose : « J’ai imaginé un gris naturel qui irait très bien pour la scène en mer. » Ensuite il m’embrassait sans un mot et je demeurais la journée entière dans le secret de ce gris sculpté par lui au milieu d’un songe. » Photographe de plateau, le père de Gilles Hector a le don de pressentir chez les comédiens leurs moments d’abandon. Il sait saisir sur leurs visages une défaillance, une colère muette, la trace infime d’un incident de tournage. Après sa mort, Gilles prend conscience que sa vie peuplée d’êtres manquants le rend heureux. Son seul héritage paternel est d’être sensible à la lumière. C’est alors qu’il retrouve Mayliss, croisée à l’enterrement de son père deux ans auparavant. Petit à petit, leur relation prend forme et Gilles vit à l’envers de sa vie. Un jour, il découvre un stock de photos et quelques bobines dans le bureau de son père. Sur l’une d’elles, l’actrice ressemble presque trait pour trait à Mayliss. Leur rencontre était-elle vraiment fortuite ? Eric Fottorino offre à son dernier roman des mots doux, presque fragiles, pour raconter un temps où le monde reste un mystère, et où l’amour peut encore apparaître comme un jeu risqué.

Eric Fottorino

Baisers de cinéma

Gallimard

 
Prix Médicis
« Sous les ordres de bidasses désabusés, ils se rassemblent à l’ombre d’un bois d’eucalyptus, seul îlot de verdure à l’usage des fonctionnaires de la forteresse. Ils ne chantent pas, comme d’autres prisonniers qui, plus loin, dans leurs uniformes roses, sans un regard pour eux, vont et viennent jusqu’au lac en deux files impeccables pour la corvée d’eau. Leurs chuchotements ne parviennent pas à dissimuler leur excitation.  À la fois dociles et fébriles, inquiets et enjoués, ils ne semblent pas savoir quelle attitude adopter ; non sans raison car, à la surprise de tout le monde et principalement d’eux-mêmes, ils viennent d’être libérés sans explication, après sept années de captivité. » Troisième volet sur le Rwanda à travers Nyamata et ses environs, <i>La stratégie des antilopes</i> retrouve tous les personnages des deux précédents livres et les fantômes qui désormais les entourent. Il part de la décision prise par la présidence rwandaise en janvier 2003 : la libération des anciens tueurs et leur retour définitif vers leurs collines. Comment tueurs et rescapés peuvent-ils coexister dans un même endroit ? Quels sont les contrecoups de ces retours ? Comment accepter de voir revenir ceux qui ont manié la machette « à s’en casser les bras » ? Hantés par leurs mémoires, poussés par la nécessité de continuer à vivre, les uns et les autres témoignent. Mais aucun tueur ne demande pardon. Jean Hatzfeld ne séduit pas : il magnétise. C’est envoûtant de force, blessant de violence refoulée, accablant de vérité.

Jean Hatzfeld

La stratégie des antilopes

Seuil

Prix de l'Académie française

Vassilis Alexakis

Après J.C.

Stock

Prix Goncourt
 

Gilles Leroy

Alabama Song

Mercure de France

 
Prix Fémina Essais
«Un voyage n'est que de l'encre. Toute exploration est le souvenir d'un ancien manuscrit. Christophe Colomb découvre une Amérique qu'il avait arpentée dans les récits de Marco Polo. Les missionnaires qui ouvrent le Brésil, au XVI siècle, connaissent par coeur les textes des écrivains antiques, Pline le Jeune ou Hérodote. C'est pourquoi ils aperçoivent dans la forêt équatoriale toutes ces amazones.

Gilles Lapouge

L'encre du voyageur

Albin Michel

 
 
Prix Renaudot Essai
 
Aventure unique : une traversée de l'Asie par voie terrestre et maritime. De l'imprévu, des rencontres, des trains fantaisistes, des jeteurs de sorts... et de l'érudition, mais avec cette éjouissance chère à Montaigne, un des compagnons du voyageur qui pratique la philosophie par la marche et l'ironie d'un regard perçant. Voici l'Inde avec cette union si troublante de l'éros et du divin. La Thaïlande et une femme prête à sauter d'une falaise au-dessus du Mékong. Le Tonkin avec un combattant de Diên Biên Phu qui aimait la France. Le dévoilement d'une Chine méconnue, le Tao et le Bouddha, une audience pleine d'humour avec l'empereur. Le Japon, une marche rituelle dans les montagnes habitées par les Esprits, les miroirs secrets dans les sanctuaires... On en ressort avec l'intelligence nourrie par d'autres manières de concevoir la vie.

Olivier Germain-Thomas

Le Bénarès-Kyoto

Editions du Rocher

 
Prix Interallié

Christophe Ono-Dit-Biot

Birmane

Plon

 
Prix Renaudot
 
Daniel Pennac a reçu lundi 5 novembre 2007 le prix Renaudot pour Chagrin d'école (Gallimard). Daniel Pennac  ne figurait pas parmi les sélections. Son "Chagrin d'école" a recueilli 6 voix, contre 5 (la voix du président du jury comptant double) à Christophe Donner, donné favori, qui avait été pour sa part sélectionné pour "Un roi sans lendemain" (Grasset).

Daniel Pennac

Chagrin d'école

Gallimard

 
Prix Fémina Etranger
 

Edward Saint Aubyn

le Goût de ma mère

Christian Bourgeois

 
Prix Médicis Etranger
 
Dans la famille de Daniel Mendelsohn, il y a un trou : en 1941, son grand-oncle, sa femme et leurs quatre filles ont disparu dans l’est de la Pologne. Comment sont-ils morts ? Nul ne le sait. Pour résoudre cette énigme, l’auteur part sur leurs traces. Le résultat ? Non un énième récit sur la Shoah, mais un formidable document littéraire, à la fois enquête dans l’Histoire et roman policier. Écoutons ceux qui l’ont lu : Joyce Carol Oates : « Daniel Mendelsohn a écrit une oeuvre puissamment émouvante sur le passé “perdu” d’une famille, qui rappelle à la fois l’opulence des oeuvres en prose de Proust et les textes elliptiques de W.G. Sebald.» Jonathan Safran Foer : « Entre épopée et intimité, méditation et suspense, tragédie et hilarité, Les Disparus est un livre merveilleux. » Traduit de l’anglais par Pierre Guglielmina.

Daniel Mendelsohn

Les disparus

Flammarion

 
Prix Décembre
 

Un homme décide, un matin, de ne plus jamais aller à son travail. Il rompt ses attaches et se met à errer librement dans Paris. Il découvre ce qu'il nomme l'" existence absolue ". Des phrases ruissellent dans son corps ; des extases surgissent à chaque instant. Il choisit de se fixer à la libraire Shakespeare & Co, au pied de Notre-Dame, en hommage à Joyce, et rencontre une danseuse de la troupe de Pina Bausch, qui l'ouvre à la dimension poétique. Cette expérience de liberté lui donne accès à un étrange phénomène - l'événement - dans lequel se concentrent à la fois le secret de la jouissance et la destruction qui régit le monde. Lorsque la danseuse disparaît de Paris, il se lance sur ses traces. Son odyssée le conduit à travers l'Europe de l'Est. Elle passe par Berlin, Varsovie, et Prague et l'amène à faire l'épreuve de l'invivable contemporain. Elle réveille la mémoire du mal - le " cauchemar de l'histoire " dont parle Joyce - mais aussi un monde qu'il est possible de réenchanter par l'opération érotique des phrases. Une expérience amoureuse et poétique qui l'aura rendu à la " liberté libre " chère à Rimbaud.

Yannick Haenel

Cercle

Gallimard

 

Prix Goncourt des Lycéens

Le métier de Brodeck n’est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l’état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore.

Philippe Claudel

Le rapport de Brodeck

Stock

Prix du 1er Roman
Le grand amour est un voyage. Et les vrais voyages ressemblent à l’amour. C’est à la rencontre des deux que nous invite Ingrid Thobois à la faveur de son court récit : la fin de l’un et la découverte de l’autre.

Ingrid Thobois

Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés

Phébus

 
 
Prix Médicis Essais
Une soirée ordinaire, fin décembre à New York. Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, l'écrivain John Gregory Dunne - quand ce dernier s'écroule sur la table de la salle à manger, victime d'une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, Didion essaiera de se résoudre à la mort du compagnon de toute sa vie, tout en s'occupant de leur fille, plongée dans le coma suite à une grave pneumonie. La souffrance, l'incompréhension, l'incrédulité, la méditation obsessionnelle autour de cet événement si commun et pourtant inconcevable : dans un récit impressionnant de sobriété et d'implacable honnêteté, Didion raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, la plus indicible expérience - et sa rédemption par la littérature." Quintessence du style, son écriture est la fusion du feu et de la glace. Laconique, tenue, sèche, cruelle et lyrique à la fois. (…) Disons que ce serait la version féminine de Samuel Beckett, en lunettes noires, qui siroterait un cocktail au bord d'une piscine californienne. Disons que s'il y avait des "premières dames" de la littérature américaine, Joan Didion serait sa Jackie Kennedy. " (Myriam Anderson, Le Figaro Magazine, 9 septembre 2006)

Joan Didion

L'année de la pensée magique

Grasset

Prix du 1er Roman étranger
Dinaw Mengestu, jeune romancier américain né en Ethiopie en 1978, porte en lui de manière douloureuse la question de l’exil et des mouvements de population. Ayant fui avec sa famille l’Ethiopie en 1980 au moment de la révolution marxiste, l’écrivain devenu adulte creuse ici, sur le mode de la fiction, l’âpre problème du déracinement.

Dinaw Mengestu

Les belles choses que porte le ciel

Albin Michel

 

Prix littéraires 2005..... Un peu d'histoire

 

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